moyens-financiers

    Le Pôle de Melun Val de Seine, avec l’ensemble des Secteurs qui lui sont rattachés, a la responsabilité d’assurer au quotidien la vie pastorale sur son emprise géographique, c’est-à-dire 35 lieux de culte, auxquels s’ajoutent les logements des prêtres et autres salles de réunion.

    Les activités du Pôle induisent bien évidemment des dépenses multiples, liées d’une part au fonctionnement et à l’entretien des églises et autres bâtiments, et d’autre part au culte et aux services de la pastorale.

    Le premier budget est bien sûr l’entretien et le chauffage des églises, presbytères et lieux de réunion, qui, augmentés des loyers, impôts et assurances représentent près de 40 % du budget.

    Les dépenses liées à la pastorale, qui couvrent les frais de secrétariat, de déplacement et de documentation, ainsi que les salaires des laïcs comptent pour 28 %.

    La solidarité inter diocésaine, par le biais de la contribution et des quêtes de solidarité, représente pour sa part 21 % du budget.

    Le reliquat correspond à des dépenses diverses et variées, dont l’achat et l’entretien des équipements.

Quelles sont les ressources dont dispose le Pôle ?

Pour faire face à ces dépenses, le Pôle compte essentiellement sur la générosité des fidèles, puisque le produit des quêtes représente 55 % du budget, et le produit des casuels (don des familles à l’occasion des baptêmes, mariages et obsèques) augmenté de la contribution des familles pour la catéchèse 26 %.
Le reliquat des ressources est assuré par le produit des kermesses et dons divers
Les dons entrant dans le cadre des intentions de messe et du denier de l’église, bien que collectés au niveau des Secteurs et du Pôle, n’entrent pas dans les ressources du Pôle, car ils sont gérés par le Diocèse. Ils servent essentiellement à assurer une vie décente aux prêtres du Diocèse.

Qu’en est-il des biens immobiliers de l’église sur le périmètre du Pôle ?

Le Pôle de Melun est présent, pour les besoins du culte, du logement des prêtres, et des services pastoraux sur 47 sites, abritant 60 bâtiments. Il a la responsabilité entière de la gestion de ces sites, à savoir entretien, chauffage, éventuellement loyers, assurances, taxes foncières et taxes d’habitation.
La majorité de ces sites est de propriété communale, parfois associative, notamment les églises et presbytères construits avant 1905. Le Pôle en est affectataire, pour les lieux de culte, ou locataire, pour les presbytères, et doit en assumer l’entretien.
Seuls 15 % environ des sites sont de propriété diocésaine, églises, chapelles ou bâtiment acquis ou construits après 1905.
Le Pôle recherche de façon constante, en lien avec les services diocésains, la meilleure adéquation entre le patrimoine immobilier mis à sa disposition et ses besoins pastoraux.

Qui gère les ressources du Pôle, et avec quelle organisation ?

La gestion des ressources économiques et immobilières du Pôle n’est pas une sinécure. Elle est assurée, au sein du Pôle, par une équipe de bénévoles répartis dans les Secteurs, coordonnés par des instances de Pôle et de Secteurs placés sous la présidence du Curé responsable de Pôle et les prêtres réfèrent de Secteur.
Le Conseil de Pôle pour les Affaires Économiques (CPAE), sous la présidence du Curé, rassemble des acteurs de la vie économique du Pôle – Trésorier, Comptable, Responsable du Denier de l’Église, Référent Immobilier – et des représentants de chacun des Secteurs. Il fixe les orientations économiques, et autorise les dépenses de travaux au-delà d’un certain seuil.
Il est relayé au sein des Secteurs par les Comités de Gestion de Secteur (CGS), dans lequel siègent le Trésorier et le Comptable de Secteur, ainsi que le Responsable Immobilier de Secteur.
Le CPAE est l’interlocuteur des services diocésains pour les affaires économiques.

L’Église est-elle riche ?

Contrairement à ce que l’on peut entendre ici ou là, l’Église n’est pas riche. Dans bien des Diocèses, et le Diocèse de Meaux n’échappe pas à la règle, elle peine à équilibrer son budget et à trouver les ressources nécessaires à l’animation de la vie pastorale et à l’entretien des bâtiments.
Aussi doit elle compter sur la générosité des fidèles, au travers des quêtes et du casuel certes, mais aussi du denier de l’église et des legs.
Nous avons vu plus haut qu’elle n’est propriétaire que d’une faible partie des bâtiments qu’elle utilise, essentiellement lieux de culte et logements, et n’en retire pratiquement aucun revenu, alors qu’elle doit consentir des dépenses d’entretien conséquentes.