SAINTE THERESE

SAINTE THERESE DE L’ENFANT JÉSUS ET DE LA SAINTE FACE

Père Olivier de Vasselot
Curé in solidum du pôle de Coulommiers

Thérèse aurait voulu être missionnaire. Sa santé l’a empêchée de participer à la création d’un carmel à Saïgon au Vietnam. Elle le sera autrement. On confie à sa prière deux missionnaires : l’abbé Bellière et l’abbé Roulland des Mission Etrangères de Paris qui a été missionnaire en Chine. Sa correspondance avec eux montre une fougue missionnaire de Thérèse qui, du fond de son Carmel à Lisieux, porte le monde. Comment s’étonner qu’elle soit maintenant connue et aimée sur presque toute la planète et que ses reliques aient été ainsi accueillies dans le monde entier ?

La maladie et la souffrance, comme nous l’avons évoqué seront un autre aspect important de la vie de de Thérèse.  Elle rejoint ceux d’entre nous qui peuvent vivre des grandes souffrances. Et dans cette épreuve, sa foi est mise à mal :

« Mon âme fût envahie par les plus épaisses ténèbres et… la pensée du Ciel si douce pour moi ne fut plus qu’un sujet de combat et de tourment… Cette épreuve ne devait pas durer quelques jours, quelques semaines, elle devait ne s’éteindre qu’à l’heure marquée par le Bon Dieu et… cette heure n’est pas encore venue. »

Elle a vécu nos combats jusqu’à l’extrême : Elle demande qu’on ne laisse pas de médicaments à sa portée, ni à celle de malades souffrant des mêmes tortures, jamais. Le 22 septembre, elle avoue : « Si je n’avais pas eu la foi ! je me serais donné la mort sans hésiter un seul instant. »

Sainte Thérèse devient compagnon de route dans nos propres combats. Elle est comme une sœur aînée dans la foi à qui nous pouvons demander de prier le Seigneur pour nous afin que dans le temps de de la maladie ou de l’épreuve il nous donne sa main. Nous pouvons demander à Sainte Thérèse de prier pour nous dans tous les moments difficiles de notre vie.

A travers sa souffrance, Thérèse dira qu’elle comprend quelque chose des souffrances du Christ : « Notre-Seigneur au jardin des Oliviers jouissait de toutes les délices de la Trinité, et pourtant son agonie n’en était pas moins cruelle. C’est un mystère, mais je vous assure que j’en comprends quelque chose par ce que j’éprouve moi-même. » (…)

Histoire d’une âme, la vie de Sainte Thérèse n’est pas un livre de bons conseils pieux. Ce que nous donne Thérèse, c’est son expérience de vie, ses combats, ses échecs, ses réussites.  Une vie toute simple qui rejoint la nôtre.  Sa sainteté s’est vécue à travers les épreuves petites et grandes de la vie de chaque jour. Elle n’a pas fait de grandes théories, elle a simplement essayé de vivre l’Evangile au quotidien, elle a simplement essayé d’aimer, elle s’est confrontée à la réalité, comme nous. C’est sans doute pour cela que tant de personnes sont attachées à Ste Thérèse. La « Petite voie » a fait d’elle un « Docteur de l’Eglise », c’est-à-dire un maître à penser.

Ste Thérèse a dit : « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre ».

A l’occasion du passage des reliques de Sainte Thérèse et de ses parents, nous pouvons peut-être les invoquer afin de nous laisser faire par le Seigneur en acceptant d’être faible et de prendre place dans le même ascenseur que Thérèse : « L’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! »

Béatifiée le 29 avril 1923 à Rome par le pape Pie XI
Canonisée le 17 mai 1925 à Rome par le pape Pie XI,
Fêtée le 01 octobre      


Un beau résumé de la vie de Sainte Thérèse sur le site du Carmel de Lisieux : https://www.carmeldelisieux.fr/sainte-therese.html