Vidéo de l’Ordination épiscopale de Mgr Guillaume de Lisle, en la cathédrale St Etienne de Meaux, le dimanche 28 novembre à 15h30

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Mot de fin de célébration de Mgr Guillaume de Lisle

 

Chers amis,

En ces temps difficiles pour exercer le ministère épiscopal, j’ai accepté de me mettre au service du peuple de Dieu de bon cœur. Et je le dis particulièrement pour mes frères prêtres et diacres du diocèse avec qui j’ai grandi dans le sacerdoce depuis 21 ans. Je vous dois beaucoup. C’est de bon cœur que je veux avec vous et notre évêque poursuivre la belle aventure de notre diocèse.

Je ne suis pas naïf, je ne connais pas les épreuves que j’aurai à traverser. Je sais juste que le Seigneur défend les petits et qu’il les sauve dans leur faiblesse. J’en ai souvent fait l’expérience.

J’ai confiance en Dieu qui nous a donné la vie. Avec qui partager l’amour immense si nous sommes faits pour la mort ? Saint Jean-Paul II disait aux jeunes à Toronto : « Nous ne sommes pas la somme de nos faiblesses et de nos échecs ; au contraire, nous sommes la somme de l’amour du Père pour nous ». En donnant sa vie sur la croix, et en ressuscitant, Jésus-Christ a vaincu la mort. Il nous a ouvert les portes de la vie divine.

La vie nous a été acquise non pour tout expérimenter et brûler la maison commune par les deux bouts. La vie nous a été donnée pour le meilleur ce qui ne veut pas dire le plus simple. Alors que Simon n’avait rien pris de la nuit, sur l’ordre de Jésus, il a avancé en eau profonde et lâché les filets. Sa confiance n’a pas été déçue. Mais sa confiance n’est pas restée sans rien faire. Beaucoup aujourd’hui n’ont plus confiance dans le Christ et son Eglise. Puissent-ils découvrir la joie qu’il y a à suivre celui qui donne vie maintenant et toujours. Qu’ils le cherchent. Le seigneur répond toujours à celui qui l’appelle.

Je voudrais maintenant m’adresser aux jeunes hommes qui, parmi nous, se sentent appelés à servir le Christ comme prêtre. Qu’ils s’engagent sans crainte. Ils ne seront pas déçus même si ce ne sera pas facile.

Un jour, il y a quelques années Mgr Nahmias m’a présenté au Pape François comme responsable des vocations du diocèse. Je m’attendais à une parole convenue, le Saint Père m’a dit droit dans les yeux : « Les vocations, il faut beaucoup, beaucoup travailler. » Puis il a continué à saluer les gens qui étaient là. La suite du Christ n’est pas de tout repos, il n’y a pas de crainte de chômage pour celui qui se donne.

Je n’oublie pas les jeunes filles. La vie consacrée traverse une crise sans précédent en France, comme si des milliers de femmes s’étaient fourvoyées. Il n’en est rien. Beaucoup sont endormies dans le sommeil de la mort, beaucoup d’autres sont vieilles. Laissez-vous conduire par leur expérience incroyable de l’amour de Dieu pour l’homme et la femme. Elles sont le signe concret de la tendresse maternelle de Dieu pour chacun de nous.

Enfin, Je voudrais rendre grâce ce soir pour les familles, pour ma famille. Une famille n’est pas un produit bien fini acheté dans un magasin de luxe dans les beaux quartiers. Une famille est un corps en mouvement, vivant, qui ne se déploie jamais comme prévu, qui se blesse, se déchire, se laisse soigner, qui se soutient et s’encourage, traverse le plus difficile et le meilleur. C’est dans une famille que Jésus a pris chair, c’est dans sa famille que chacun trouve un espace pour être lui-même et grandir, famille de sang, famille de cœur, famille de foi.

Prenez soin de vos familles et n’oubliez pas d’y faire une véritable place pour celui qui donne vie. C’est lui qui vous accueillera le jour venu. Merci à tous ceux qui se sont investis pour préparer cette célébration avant, pendant et après. Dieu vous le rendra au centuple. Vous êtes tous invités à l’issue de la célébration à partager une boisson chaude et de la brioche vendéenne dans la cour de la cathédrale.

Pour terminer, laissez-moi reprendre quelques mots d’une prière de saint François d’Assise devant le crucifix : « Donne-moi Seigneur, la foi droite, l’Espérance certaine et la charité parfaite, le sentir et le connaître, afin que j’accomplisse ton commandement saint et véridique.
Amen ».

+ Mgr Guillaume de Lisle