Édito

A la sortie du confinement nous voici projetés dans l’été. Les activités de fin d’années ont été transformées, chacun a fait pour le mieux, mais il reste en bouche l’amertume de quelque chose qui n’est pas fini, qui a été dérangé. Dérangé, ce pourrait être le mot de ces derniers mois. Rien dans nos vies n’a pu se faire comme à l’habitude. Parfois, ces changements occasionnèrent des difficultés nouvelles, des tensions. D’autres fois, ils générèrent de belles surprises. Finalement ce temps de pandémie, d’incertitude, de fragilité nous renvoie à notre être de pèlerin sur cette terre. La maison commune ne nous appartient pas, nous en sommes les locataires et nous ne sommes que de passage. Rendons grâce pour ce temps qui nous conduit à nous transformer pour mieux répondre à l’appel du Seigneur à le suivre. Sur notre route d’été, à Melun ou ailleurs prenons le temps de goûter la beauté de nos vies, de la création qui nous entoure, des œuvres humaines. Laissons notre regard être transformé par l’espérance de la foi. Beaucoup de chose peuvent nous conduire au pessimisme, à l’inquiétude, au repli sur nous-mêmes… un seul compte, le Christ, car c’est en lui que se trouve le sens et le but. Nous lisons souvent avec détachement les textes sur les fins dernières. Pourtant, nous sommes depuis la venue du Christ dans ce temps ultime qui conduit la création à son accomplissement. C’est maintenant le temps favorable pour être un peu plus et un peu mieux à la suite du Christ.
Le dimanche 30 août à la messe de 11h00, je rendrai grâce avec vous pour ces six années (messe et repas partagé au 49) où je fus votre pasteur. Je voudrai vous remercier chacun pour votre foi. Il y a tant de manières de suivre le Christ, mais au fond peu importe la modalité ce qui compte c’est la foi. Je crois simplement que nous avons besoin pour tenir cette foi de nous soutenir ensemble. Et le meilleur moyen est d’annoncer autour de nous la joie que nous avons à suivre le Christ. Rendre compte de sa foi à ses collègues de bureau à son voisin, aux enfants de la catéchèse, aux ados de l’aumônerie, aux migrants, aux personnes malades, aux jeunes couples, à ceux qui débutent dans la vie professionnelle etc… c’est l’unique moyen pour grandir en parole et en acte avec le Christ. En prenant un service dans la communauté paroissiale vous permettrez que notre famille ait un lieu de rassemblement, d’enseignement et de vie ouvert à tous. En rendant grâce pour chacun de vous, je vous invite à ne pas avoir peur de témoigner et toujours en cherchant à aimer.
Que le Seigneur vous bénisse. Bon été !

Père G. de Lisle

12 juillet 2020