L’édito

fête du Bon pasteur : « Mes brebis écoutent ma voix »

Charles de Foucauld, religieux cistercien, ermite en Afrique saharienne, apôtre du peuple touareg, est reconnu saint par l’Église Universelle. Converti, il avait totalement donné sa vie à Jésus-Christ. Serviteur de la fraternité universelle, il termine ses jours chez les touaregs, au Hoggar, chez ceux qui lui paraissent les plus démunis et n’ont pas eu la chance de découvrir Jésus-Christ, avant d’être victime d’un raid libyen, en décembre 1917.

Venu en Afrique avec en objectif la « conversion des musulmans », il fait en 1908 un constat
douloureux : durant les six premières années, il n’a fait aucune conversion. Deuil difficile, période douloureuse. Il réagit avec une étonnante créativité spirituelle : Jésus le fait renoncer à toute annonce prématurée de l’évangile, soit ; mais il l’invite toujours à suivre le chemin de la fraternité, avec de nouvelles insistances :

Apprécier et aimer un peuple, en vivant avec lui, comme lui, ainsi que Jésus l’avait fait chez les siens à Nazareth, en le contemplant dans la prière, et aussi en entreprenant un long et rigoureux travail scientifique pour mieux pénétrer sa culture.

Vivre la pastorale de la bonté : se mettre à l’écoute de ceux qu’il rencontre, porter un regard de bienveillance, savoir partager, recevoir et donner. Vivre cette bonté pour que ses amis puissent un jour reconnaître son Maître Jésus-Christ, et découvrir combien il est bon.

Vivre la patience en maintenant dans la rencontre de l’autre un respect absolu de sa liberté, en s’abstenant de toute domination ou emprise sur lui.

Imaginer d’autres manières de vivre la mission en Eglise : n’y-a-t-il que les prêtres qui puissent être missionnaires ? Pourquoi, après lui, ne viendraient-ils pas des laïcs, hommes ou femmes, qui continueraient ce ministère de présence, de bonté, de partage, en sachant dire à l’occasion pourquoi ils le font. Comme le firent ces hommes et ces femmes qui autrefois entouraient l’apôtre Paul et lui permettaient de remplir sa mission.

Apôtre de la fraternité au tournant du XX° siècle, Charles de Foucauld le demeure pour nous.


Père Jean Thuret. Prêtre
15 MAI 2022

 

Pape Infos

Prions pour que les jeunes, appelés à une vie en plénitude, découvrent en Marie l’écoute, la profondeur du discernement, le courage de la foi et le dévouement dans le service.

Pape François – Mai 2022

Pour parler de la famille, j’aimerais commencer en m’adressant tout d’abord aux jeunes.
Lorsque je cherche un modèle auquel vous, les jeunes, vous pouvez vous identifier, je pense toujours à Marie, notre mère. À son courage, à sa capacité d’écoute et à son dévouement dans le service.
Elle était courageuse et déterminée dans son « oui » au Seigneur.
Vous, les jeunes, qui voulez construire quelque chose de nouveau, un monde meilleur, suivez son exemple, prenez des risques.
N’oubliez pas que pour suivre Marie, il vous faut discerner et découvrir ce que Jésus attend de vous, et non ce que vous-mêmes pensez pouvoir faire.
Dans ce discernement, il est fort utile que vous écoutiez vos grands-parents.
En effet, dans les paroles de vos grands-parents, vous allez trouver une sagesse qui vous mènera au-delà des problèmes du moment présent.
Ces paroles vont élargir votre champ de vision.
Prions mes frères et sœurs afin que les jeunes, appelés à une vie en plénitude, découvrent en Marie un modèle d’écoute, la profondeur du discernement, le courage de la foi et le dévouement au service.