L’édito : l’abîme de l’indifférence

L’Évangile parle d’un abime, d’un fossé infranchissable, mis dans l’au-delà, entre le riche et le pauvre Lazare. Mais cet abîme n’est pas l’œuvre de Dieu. Il est l’abîme de l’indifférence qui submerge le cœur du riche et l’empêche de voir la souffrance du pauvre devant sa porte.

Cette indifférence à la détresse des autres, mêlée d’égoïsme, d’esprit de supériorité, d’insensibilité, guette chacun d’entre nous dès lors que l’on se croit en sécurité par nos richesses : nos biens matériels, notre position sociale, notre bonne santé, nos certitudes, … et même parfois notre foi elle-même si elle n’est plus vivifiée à la source du Christ !

St-Paul nous rappelle que notre foi doit justement nous amener à mener le bon combat. Nous n’avons pas été baptisés pour être des observateurs indifférents. Notre vie de foi est un combat permanent contre nos propres tentations de repliement, d’enfermement et de paresse, pour aller à la rencontre de l’autre, dans la charité, la douceur et la recherche de la justice. N’espérons pas gagner ce combat par nos propres forces, mais puisons à la source de notre foi, au Christ, à sa Parole et à ses sacrements, lui qui n’a pas été indifférent à notre misère, qui s’est livré pour nous et nous a enrichis par sa pauvreté.

Laissons-nous toucher par nos frères en détresse (dénuement, maladie, solitude, détresse affective, désespérance …) qui sont autant d’appels du Christ nous invitant à déchirer nos cœurs. Voilà le vrai miracle que nous devons demander, celui de notre propre conversion.

Restons attentifs à ces appels que le Seigneur nous adresse au quotidien ; demandons-lui ce qu’Il attend de nous, là où il veut nous envoyer, et une grande générosité pour accomplir sa volonté. C’est là que le Seigneur nous donnera la vraie joie. « Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde » (Mt 5,7)

Philippe Martin, Diacre
25 septembre 2022

Pape Infos

 

Pape François – Septembre 2022

Chaque jour, de plus en plus de personnes dans le monde disent NON à la peine de mort. Pour l’Église, c’est un signe d’espérance.
D’un point de vue juridique, elle n’est pas nécessaire.
La société peut réprimer efficacement le crime sans priver définitivement celui qui l’a commis de la possibilité de se racheter.
Il doit toujours y avoir une fenêtre d’espoir dans chaque condamnation.
La peine capitale n’offre pas de justice aux victimes, mais elle encourage au contraire la vengeance.
Et cela empêche toute possibilité de réparer une éventuelle erreur judiciaire.
D’autre part, moralement, la peine de mort est inadéquate. Elle détruit le don le plus important que nous ayons reçu : la vie. N’oublions pas que, jusqu’au dernier moment, une personne peut se convertir et peut changer.
Et, à la lumière de l’Évangile, la peine de mort est inadmissible. Le commandement « tu ne tueras point » concerne aussi bien l’innocent que le coupable.
J’appelle donc toutes les personnes de bonne volonté à se mobiliser pour obtenir l’abolition de la peine de mort dans le monde entier.
Prions pour que la peine de mort, qui porte atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne, soit abolie dans la législation de tous les pays du monde.