Édito

Bien-aimés de Dieu, Dimanche dernier l’Église nous introduisait dans la semaine de prière pour l’unité des chrétiens qui va du 18 au 25 Janvier et les textes choisis pour la méditation répondaient à suffisance à la mission de l’Église ainsi qu’à la mission des baptisés que nous sommes à savoir l’annonce de l’évangile. Le premier Livre de Samuel est un récit exemplaire d’une vocation qui a pour initiative Dieu lui-même. C’est lui qui appelle tout homme comme il a appelé le jeune Samuel aidé par le discernement d’Élie, notre réponse est toujours bouleversante ; et l’évangile de Saint Jean nous montre que toute vocation est conversion et transformation « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Képhas (ce qui veut dire pierre)» ; les hommes sont appelés en vue de la sainteté ; ils sont faits pour un état de vie stable qui est la vie éternelle à l’image de cette pierre. Enfin la vocation rime avec la grâce de la fidélité à Dieu qui n’est pas un vain mot pour ceux qui sont à la suite du Christ, mais plutôt un cheminement victorieux des tentations de la « chair ».

En ce 3ème Dimanche, nous continuons encore dans la même dynamique de l’œuvre de Dieu dans le monde. Dans l’évangile (Mc 1, 14-20), nous pouvons voir la manière extraordinaire que Jésus enlève Simon, André, Jacques et Jean dans leur vie ordinaire pour faire d’eux ses disciples. Ils ont dû laisser ce qui était éphémère pour ce qui est éternel à savoir l’appartenance au Christ. La première lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens nous invite à un changement intérieur qui s’ouvre à une vie sans attachement. Suivre le Christ consiste à parfaire nos relations ainsi que notre relation à Dieu ; il s’agit de quitter tout ce qui est superficiel pour nous rendre compte de la vanité de la vie « car il passe, ce monde tel que nous le voyons ». Ce dépouillement nous permettra de rencontrer Dieu et de le célébrer dans la louange sans cesse. Il faut éviter de considérer nos avoirs comme des absolus au point où ils peuvent nous obscurcir les voies de Dieu. L’évangile nous invite à un certain empressement dans la moisson ; quand Jésus convertit les pécheurs de métier en « pécheurs d’hommes » ; on voit en toile de fond que c’est au monde d’aujourd’hui que Jésus prescrit l’urgence d’un retour à Dieu.

Jonas investi par la puissance de Dieu à Ninive épargne ce peuple de la destruction ; son empressement pour cette mission est salvateur et questionne nos engagements envers Dieu ; il est question pour nous de prier pour tous ceux et celles qui répondent « aussitôt » à cet appel mystérieux de Dieu pour répondre aux besoins de l’église qui est toujours missionnaire. Que la foi des premiers Apôtres du Seigneur en ce temps ordinaire nous préparant à entrer en temps de carême soit toujours pour nous un exemple à suivre dans sa vigne malgré nos fragilités.

P. Daniel Éric MEBARA, sac

24 JANVIER 2021