L’édito :
« La Galilée de nos vies »

La Galilée est le lieu où tout commence. Ce dimanche, l’Évangile nous montre Jésus longeant les rives du lac et appelant ses premiers disciples. Deux paires de frères… Ce n’est sans doute pas un hasard. Dès le commencement, Jésus appelle ensemble, en relation.
On ne suit pas le Christ en solitaire. On le suit avec d’autres, et d’abord avec ceux qui nous sont les plus proches, ceux avec qui nous partageons déjà une histoire, un quotidien, un travail. La fraternité selon la chair préfigure la fraternité selon l’Esprit.
Ces quatre pêcheurs, sur une simple parole, abandonnent tout pour une aventure dont ils ne mesurent pas encore la portée. Comme nous, lorsque nous nous engageons à suivre Jésus. Où cela nous mènera-t-il ? Nous ne le savons pas davantage qu’eux. Et c’est peut-être mieux ainsi : la foi n’est pas une feuille de route, mais une histoire à écrire à deux, avec le Seigneur, dans la confiance.
Je me souviens de mon premier pèlerinage en Terre Sainte. À Jérusalem, la veille de notre visite au Saint-Sépulcre, la rédactrice en chef du magazine Terres Bibliques nous avait dit cette phrase qui m’habite encore : « Vous êtes venus visiter un tombeau qui est vide. Jésus fait dire à ses disciples qu’il les précède en Galilée. C’est en Galilée qu’il faut le chercher. Une Galilée d’aujourd’hui : votre Galilée. »
Car la Galilée est aussi le lieu où tout recommence. Après la Passion, après le tombeau vide, après les apparitions à Jérusalem, c’est là, au bord de ce même lac, que Jésus retrouvera ses apôtres. Eux qui avaient tout quitté pour le suivre avaient repris leur métier de pêcheurs, comme si rien ne s’était passé. Comme si la page était tournée. Et pourtant, Jésus vient à leur rencontre, au petit matin, et tout repart. Comme si, pour renaître, il fallait revenir au point de départ.
Le Christ nous précède dans un ailleurs qui n’est autre que la journée qui nous attend. Notre cuisine le matin, notre bureau, notre salle de classe, notre atelier, notre chambre d’hôpital peut-être. Nos rencontres. C’est dans l’ordinaire de nos jours — ce temps ordinaire que nous retrouvons après les fêtes — que Jésus nous attend, nous appelle, nous parle et nous demande de le suivre.
Jésus fait toutes choses nouvelles. Continuellement. Quelle que soit notre fatigue, nos échecs, nos reniements peut-être, il est résolument présent, prêt à tout recommencer avec nous. Pas de reproches, pas de comptes à rendre. Juste cette invite à laquelle il ne faut pas se dérober : « Suis-moi. »
Que sera notre Galilée personnelle cette semaine ? Quel quotidien Jésus veut-il transfigurer avec nous ?

David NOGUEIRA, Diacre permanent
N° 16–25 janvier 2026
3ème Dimanche du T.O

Janvier 2026 – Les intentions du Pape Léon XIV

Dans cette première intention de prière de l’année, le Pape Léon XIV nous invite à redécouvrir la force transformatrice de la Parole de Dieu, Parole où « nous trouvons la lumière qui guide nos pas ». Avec le Saint-Père, nous nous disposons à prier pour demander d’être une Église qui « prie avec la Parole, qui s’édifie sur elle et la partage avec joie, afin qu’en chaque personne renaisse l’espérance d’un monde nouveau ». Tu n’es pas seul: en priant, tu t’unis à des millions de personnes du Réseau Mondial de Prière du Pape qui, aux quatre coins du monde, prient pour les défis de l’humanité et de la mission de l’Église.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur Jésus, Parole vivante du Père, en Toi nous trouvons la lumière qui guide nos pas. Nous savons que le cœur humain vit dans l’inquiétude, assoiffé de sens, et seul ton Évangile peut lui donner repos et plénitude.
Apprends-nous à t’écouter chaque jour dans les Écritures, à nous laisser interpeller par ta voix et à discerner nos choix dans la proximité de ton Cœur.
Que ta Parole soit nourriture dans la fatigue, espérance dans l’obscurité et force dans nos communautés.
Seigneur, que jamais ne manque sur nos lèvres ni dans notre cœur la Parole qui fait de nous des fils et des frères, des disciples et des missionnaires de ton Royaume.
Fais de nous une Église qui prie avec la Parole, qui s’édifie en elle et la partage avec joie, pour qu’en chaque personne renaisse l’espérance d’un monde nouveau.
Que notre foi mûrisse dans la rencontre avec Toi à travers ta Parole, et nous pousse, du fond du cœur, à aller à la rencontre des autres, à servir les plus vulnérables, à pardonner, construire des ponts et annoncer la vie.
Amen.
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